Chemins ruraux
Les communes françaises sont propriétaires d'une voirie rurale évaluée à 700 000 km. Si on y ajoute les sentiers ouverts au public, ce sont près de 800 000 km de voies disponibles.
Parmi tous ces chemins ruraux certains sont devenus des voies de communication très fréquentées et d'autres sont à peine visibles dans la végétation. Plus grave, entre 1945 et 2000, ce sont environ 200 000 kilomètres de chemins qui ont disparu soit plus de 20% du total existant. C'est en 1836 que la loi, en vue de faciliter la circulation dans une société qui se développait, a donné aux préfets le pouvoir de créer des "chemins vicinaux".
L’expression de "chemin rural" apparaît pour la première
fois dans la loi en 1881 : il s’agit de chemins non vicinaux
mais ouvert à la circulation publique, entretenus par les
communes.
L’ordonnance du 7 janvier 1959 redéfinit entièrement le
régime de la voirie communale et comprend deux catégories de voies
:
-
Les voies communales (ou encore voirie communale) destinées à
écouler une circulation d’intérêt général (communes entre
elles et hameaux situés sur leur territoire).
Les voies communales relèvent toutes du domaine public
communal.
-
Toutes les autres voies sont destinées à écouler une circulation
d’intérêt local au premier rang desquelles figurent les
chemins ruraux destinés à l’origine à un usage agricole mais
qui désormais présentent de plus en plus d’intérêt
touristique du fait de leur utilisation par les randonneurs, les
cavaliers et les amateur de VTT.
Les actions de protection
Depuis 4 ans, la commune a engagé une stratégie globale de
réhabilitation des chemins ruraux sur son territoire.
La première action a consisté à limiter l’accès aux Buttes
de Rosne par des aménagements réalisés sur les chemins ruraux
menant directement a ce massif classé, par l’installation de
barrière référencés par l’Office National des Forêts ou par
un enrochement quand la pose d’une barrière s’avérait
trop délicate.
La deuxième action a consisté à limiter les accès aux chemins
ruraux reliant les hameaux entre eux : chemin de la Grapoudelle (CR
9 et CR 11 dits de Rayon aux Tuileries), chemin de la Montagne
Aiguë (CR 13 dit du Ruel à Saussette). Parallèlement à cette
opération, le Maire a signé un arrêté interdisant la circulation
des véhicules terrestres à moteur de manière permanente sur chacun
des chemins ruraux concerné afin de protéger ce site des 4x4, quads
et motocross (ceux qui abîment le plus les chemins et les talus en
arrachant la terre fragile) avec des panneaux routier adéquats
faisant référence à cet arrêté.
Aujourd’hui, sept emplacements sont aménagés pour protéger
l’accès aux espaces naturels sensibles de la commune et
particulièrement au site classé des Buttes de Rosne.
Les actions des réhabilitation
Toutes ces opérations sont réalisées grâce aux subventions
obtenues auprès du Parc Naturel Régional du Vexin et du Conseil
général très impliqués dans la préservation de notre patrimoine
paysager.
Parallèlement à ces actions de réhabilitation, la Municipalité a
fait procéder par les services de l’Etat à la restitution de
tous les chemins d’exploitation soit 32 chemins initialement
attribués à l’Association Foncière de la Commune
d’Haravilliers (dissoute en 1986), directement à la Commune
d’Haravilliers qui en est aujourd’hui
propriétaire.
Les actions d’entretien
Depuis 2003, en partenariat avec la Mairie, les Amis
d’Haravilliers, ont participé à des actions de petit élagage
et de taillage d’arbres et d’arbustes notamment sur le
chemin de la Montagne Aiguë et celui de la Maison Blanche.
En 2006, la Mairie a fait procéder à l’élagage du chemin de
la Montagne Aiguë par un professionnel avec du matériel adapté.
Après cette première opération, l’acquisition par la Mairie
de matériel adéquat, a permis à la municipalité de faire procéder
directement à l’élagage des autres chemins par les services
municipaux ainsi qu’à l’empierrement de toute la partie
glaiseuse du chemin de la Montagne Aiguë afin d’améliorer la
circulation des promeneurs, des cyclistes et des cavaliers.
Le plan Départemental d’Itinéraires
de Promenades de Randonnées pédestres et équestres
(PDIPR)
Objectifs :
-
Éviter la disparition du patrimoine
-
Préserver la continuité des itinéraires
-
Conserver un maillage cohérent des chemins permettant de relier
les village et les hameaux
-
Permettre l’accès aux paysages
-
Entretenir les chemins
Sous l’égide du Conseil général du Val d’Oise et du
CODERANDO 95, nous avons procédé au recensement des chemins ruraux
de la commune inscrits au PDIPR et, de ceux à inscrire.
19 chemins étaient déjà inscrits en mars 2003 et, nous avons
demandé l’inscription reliant avec les communes de Berville
et de Cresnes.
Pour chaque chemin, une "fiche d’inventaire physique"
comportant toutes les caractéristiques du chemin : nature du sol,
environnement proche, largeur du chemin etc. (soit 11 critères pour
un chemin ou pour chaque portion du chemin), a été remplie.
En 2005, le Conseil général nous a adressé la carte IGN acualisée
du PPIPR et du CODERANDO 95.
Communauté de Communes Val de
Viosne
En décembre 2002, le Conseil communautaire a souhaité mettre en
place une commission des chemins ruraux appelé Groupe de travail
"Chemins ruraux" dont les objectifs sont :
-
Déterminer un réseau intercommunal d’itinéraires balisés
(liaisons d’intérêt communautaire) pour réhabiliter voire
compléter les cheminements actuels à destination des circulation
douces.
-
Étudier des modalités de gestion de ces chemins par voie de
convention.
Deux actions prioritaires ont été dégagées :
Aujourd’hui, le PNR est prêt à réaliser une
"pochette-randonnée" sur les itinéraires pédestres concernant la
CCVV sur les trois itinéraires existants autour de Chars, Santeuil,
Brignancourt et Haravilliers auxquels pourraient s’adjoindre
plusieurs boucles proposées par le groupe de travail. Ces nouveaux
parcours seraient alors balisés et classés en tant que P.R.
(Chemins de Promenade et de Randonnée)
Les caractéristiques de ces boucles intercommunales : une moyenne
de 12 km pour 4 heures de randonnée avec une distance mini de 6 km
et maxi de 20 km.